Pays de Meaux : Gaches Chimie investit le parc d’activités intercommunal

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« C’est la première fois qu’une grande entreprise spécialisée dans l’aéronautique s’installe à Meaux, c’est un événement historique. » Jean-François Copé (LR), président du Pays de Meaux, a posé la première pierre du chantier de l’entrepôt de Gaches Chimie, à côté de l’entrepôt de logistique occupé par C & A depuis septembre dernier, dans le parc d’activités intercommunal.

Le site ouvrira à Villenoy en octobre prochain et emploiera une trentaine de logisticiens, magasiniers, caristes, chauffeurs et laborantins d’ici un an. Gaches Chimie est née à Toulouse (Haute-Garonne) en 1947. Elle fabrique des produits chimiques pour la construction et l’entretien des avions, pour les blanchisseries, elle assure la distribution aussi de joints, peintures, solvants, acides, résines, et emploie près de 300 personnes. Son arrivée à Meaux marque la première implantation de cette entreprise familiale en Ile-de-France.

Ses dirigeants ont choisi Meaux pour sa proximité avec Disneyland Paris, qu’elle espère séduire en peintures pour les décors et en traitements des eaux de bassins, et surtout avec la plate-forme aéroportuaire de Roissy-Charles-de-Gaulle. « Nous avons Air France industries comme client. Nous livrons Dassault depuis Toulouse, nous pourrons bientôt les livrer depuis Meaux », se félicite Pierre Gaches, PDG de l’entreprise.

Quand Pierre Gaches a cherché une terre d’accueil en Ile-de-France, le Pays de Meaux lui a tout de suite proposé un entrepôt-relais dans la zone industrielle de Meaux, en attendant la construction du site de stockage. A Villenoy, Gaches Chimie a acheté un terrain de 22 000 m2 et mis une option sur 10 000 m2 supplémentaires. Une extension qu’elle devrait bientôt confirmer.

Un entrepôt de 4 500 m2 stockera les produits en cellules hermétiques afin de garantir leur efficacité, leur durée de vie et éviter les incidents. En augmentant ses volumes, l’entreprise passera rapidement dans la classification des sites Seveso seuil bas.

« La structure de 7 m de haut est d’ailleurs en matériau coupe-feu et la cellule de 500 m2 destinée à être classée Seveso bénéficiera d’un coupe-feu pouvant résister aux flammes pendant trois heures », explique Gilles Blanchard, PDG du groupe immobilier IPE, maître d’ouvrage du chantier.